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Le code voynich

Traité d'astrologie, d'alchimie, de cosmologie, de botanique ? Traité sur un élixir de vie ? R écit d’une ancienne guerre oubliée ? Manuel liturgique cathare ? Théorèmes mathématiques d’un moine franciscain de génie ?


N
ul ne sait. En quelle langue est-il rédigé ? Nul ne sait non plus : tout juste si, dans cette écriture cursive, on peut reconnaître des chiffres, des lettres latines, parsemées de caractères grecs et hébreux, le tout parfois tracé à l'envers, soit de droite à gauche, soit de haut en bas, selon une technique de cryptographie jusqu'ici inviolée.

détail de l'écriture

Bref, le « Manuscrit Voynich » demeure impénétrable. Illisible et d'une étrange beauté, avec ses grandes et nombreuses illustrations en couleur représentant des plantes inconnues, des figures astrales et zodiacales, des fontaines de jouvence.

plante

 

Astrologie

Avec partout des ribambelles de petites femmes nues joliment potelées, qui ont parfois la fantaisie de s'accrocher à d'insolites organes sexuels végétaux.

femmes

Nous savons peu de chose de cet étrange manuscrit. Après une brève apparition attestée à la fin du XVIe siècle, l'ouvrage avait disparu. II ne fut redécouvert qu'en 1912 par Wilfrid Voynich, une sorte de pharmacien bou­quiniste pas très clair lui non plus, qui le déni­cha en Italie, dans un couvent dont les bons pères jésuites avaient besoin d'argent pour réparer leur toiture. Dans le lot des manuscrits proposés, Voynich fut aussitôt séduit par celui auquel il devait laisser son nom : «  Comparé aux autres, richement décorés d'or, il ressemblait tellement à un vilain petit canard que mon intérêt s'éveilla aussitôt ».  Parmi les livres d'heures habituels, le bouquiniste avait flairé la bonne affaire. Jusqu'à sa mort, en 1930, il devait étudier son acquisition, avec la conviction que le manuscrit avait été rédigé de la main même de l'illustre philosophe anglais Roger Bacon. Ce qui obligeait à le dater du XIII' siè­cle, et lui conférait une formidable plus-value sur le marché biblio­philique : Voynich n'entendait pas s'en défaire à moins de 160 000 dollars. Sur ce plan, c'est raté, son ancienne secrétaire ayant fini par le vendre à un marchand de livre new-yorkais pour 24 500 dollars.

Aujourd'hui on estime que l'ouvrage date plutôt du début du XVIe, le style de son écriture (inconnue) ainsi que la fantaisie de ses illustrations paraissant peu compatibles avec l'époque gothique : exit donc la main de Roger Bacon. Mais il a été étudié sous toutes les coutures par de nombreux spécialistes, civils et militaires, de la cryptographie. Nul n'a encore réussi à cas­ser son code !

 
Nb : le manuscrit est conservé à la Beinecke Rare Book and Manuscript Library de l’université de Yale aux Etats-Unis.

 

Le Code Voynich
Présentation Pierre Barthélémy
Ed. Jean-Claude Gawsewitch

Pour en savoir plus : www.voynich.nu (en Anglais).